Statistiques

Membres : 8
Contenu : 13
Affiche le nombre de clics des articles : 7852
Home En plus... Biographie de Louis Duthoit: "ces principaux accomplissements"

Biographie de Louis Duthoit: "ces principaux accomplissements" PDF  Array Imprimer Array  Envoyer

 

 

 

Louis naît à Amiens le 20 mars 1868. Ses parents demeuraient alors à Paris. Louis vit en cette ville une enfance heureuse, son père y ayant installé début 1872 son cabinet après dissolution de l’agence parisienne de Viollet le Duc.

 Louis Duthoit fait de solides et brillantes études au collège amiénois La Providence, puis au collège anglais de Canterbury. Reçu au baccalauréat lettres, il opte pour la profession d’architecte et travaille aux côtés de son père, en attendant de remplir ses obligations militaires de novembre 1887 à novembre 1888. A son retour, il reprend place au cabinet paternel alors presque exclusivement consacré à la construction de Notre Dame de Brebières, et se lie d’amitié avec les jeunes collaborateurs de son père. Cependant le décès brutal d’Edmond Duthoit, survenu à 52 ans le 11 juin 1889, arrête net l’éducation sur le tas du jeune Louis, âgé de 20 ans, que le défunt désirait assumer lui-même, tant il éprouvait, à l’instar de son maître Viollet le Duc, une profonde défiance vis-à-vis de l’académisme régnant de l’école des Beaux Arts. Pendant quelques mois, Louis Duthoit poursuit son apprentissage chez Henri Bernard installé à Compiègne et qui, principal collaborateur d’Edmond Duthoit, achevait la basilique d’Albert. Mais l’impossibilité de conserver  la clientèle du père mort trop tôt, ainsi que la vogue grandissante du diplôme d’architecte, l’incitent à présenter le concours d’entrée à l’Ecole Nationale des Beaux Arts en Juin 1891 ; il entre dans l’atelier de Constant Moyaux, obtient sa première classe en 1895, le diplôme en juin 1898. Durant sa scolarité parisienne et par l’intermédiaire de son frère aîné Adrien, peintre au tempérament exalté et fougueux qui contrastait avec la réserve et le sérieux de Louis,  il fréquente divers milieux artistiques, notamment la Société de Saint Jean pour l’encouragement de l’Art Chrétien, à laquelle il s’agrégat en membre actif et fidèle. En 1898, il ouvre à Orléans un cabinet qui prospère d’autant plus aisément que de vastes opérations d’urbanisme sont en cours. Louis Duthoit élève en 1898 et 1904 à Orléans plusieurs importants immeubles de rapport, deux hôtels-restaurants et deux hôtels particuliers. Cette œuvre orléanaise étonne par l’aisance avec laquelle Louis et Adrien Duthoit passant d’un registre décoratif à l’autre, ne dédaignant pas de recourir aux inflexions végétales du Modern’Style si appréciées alors, mais n’oubliant pas les enseignements d’un néo gothicisme épuré, habile à géométriser sobrement l’ornementation. Louis épouse en 1901 Louise Girard (1876-1964), petite fille de l’architecte parisien connu Alphonse Girard, et s’installe à Paris, tout en conservant une agence à Orléans. Vers 1904-1905, il aménage lui-même son cabinet parisien. L’activité de l’agence de Louis s’étend maintenant à Troyes et Pontoise. Si les talents de Louis Duthoit s’affermissent et sa notoriété grandit, il n’est point encore un architecte parisien réputé.C’est alors, courant 1907, que les jeunes époux Bouctôt Vagniez confient à Louis Duthoit, la construction de leur demeure amiénoise, commande exceptionnelle qui leur permettra de déployer toutes les ressources de son talent et d’acquérir une renommée certaine. Pendant quatre ans, il va se consacrer presque exclusivement à cette œuvre.Même dans ses audaces, Louis Duthoit, reste avant tout, dans l’esprit de Viollet le Duc que son père lui a légué, un architecte de technique impeccable et un logicien rationaliste ayant soin de subordonner étroitement le décor et la ligne à la structure interne de l’édifice. La guerre suspend l’espoir d’une carrière parisienne en brisant net l’essor de la construction. Il dirige pendant deux ans avec un parent une entreprise d’usinage d’obus puis rejoint en 1917 un groupe d’architectes réunis sous le patronage de la S.A.D.G (Société des Architectes Diplômés du Gouvernement) qui préoccupe fortement l’œuvre de reconstruction des régions dévastées par la guerre.Louis Duthoit élabore dès mars 1919 avec son cousin Pierre Ansart et Joseph Mallet, deux architectes locaux, un plan d’embellissement de la ville d’Amiens mais aussi un grand plan de rénovation urbaine. Cependant, ces plans seront un échec étant jugé comme trop « gigantesque ». Cet échec du Plan d’Aménagement, d’Extension et d’Embellissement réduit à un simple projet de redressement mineur d’alignement. Et seul les Ecoles de Musique des Beaux Arts et de Musique verront le jour même si on note peu d’ornementation.Louis Duthoit a également été au cœur d’un projet de Panthéon à la mémoire des soldats des armées françaises et alliées, tombés dans les batailles de la Somme. Il devait fermer la perspective tout en haut du boulevard Beauvillé à Amiens. Mais l’idée fut brutalement abandonnée par la municipalité d’Amiens en décembre 1925.Modeste, son architecture reste consciencieuse, appliquée et pleine de bon sens, qualités qui la rendent plaisante, même si les thèmes décoratifs qui l’animent y accusent un style 1925 dans lequel Louis Duthoit se révèle quelque peu emprunté. La restauration de Notre Dame de Brebières, anéantie par les obus allemands, le ramena à un style moins original, mais plus ferme et distingué (il s’emploie les dernières années de sa vie à en relever les ruines). La mort surprend Louis Duthoit, miné par la maladie, à l’âge de 62 ans, le 29 décembre 1931, avant l’achèvement complet de la Basilique. Sa tombe près des siens au cimetière de la Madelaine d’Amiens s’orne d’un bas-relief de bronze qui montre la basilique ressuscitée avec l’inscription allusive : Resurrexit sic ut dixit (il est ressuscité comme il l’a dit).

 

 

Image Aléatoire

DSC00587.JPG

Copyright © 2018 Hôtel Bouctôt-Vagniez. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.